Je m'appelle [Nom de l'auteur — à compléter]. Je dessine en numérique depuis 2009, c'est-à-dire depuis ma deuxième année d'études à l'École Émile Cohl. J'ai commencé sur une Wacom Bamboo Fun reçue à Noël, je suis passé à une Intuos 4 en 2011, à une Cintiq 13HD en 2014, à une Cintiq 22HD en 2017, à une iPad Pro 12,9″ en 2019, et — depuis 2023 — j'alterne entre une Cintiq Pro 27 au studio et une Wacom Movink quand je voyage. Cela fait, au moment où j'écris cette page, seize ans de pratique quotidienne du stylet numérique, à raison d'environ six heures de tracé effectif par jour ouvré.

Mon métier principal est l'illustration éditoriale, pour des magazines, des éditeurs jeunesse, et — depuis trois ans — la conception graphique d'albums de bande dessinée que je co-écris avec une scénariste basée à Bruxelles. J'enseigne par ailleurs les techniques numériques deux jours par semaine dans une école d'art de l'agglomération lyonnaise, ce qui me met devant les questions des débutants, des étudiants en deuxième année, des illustrateurs qui se reconvertissent à quarante ans. C'est cet enseignement, pour beaucoup, qui a donné l'idée de cette revue. Trop souvent, mes étudiants arrivaient avec un matériel mal choisi sur la foi de conseils en ligne médiocres ; trop souvent, ils découvraient au bout de six mois qu'ils auraient dû acheter autre chose.

Pourquoi cette revue

La couverture francophone des tablettes graphiques est, en 2026, dans un état lamentable. Les sites de tech grand public les testent comme on teste une enceinte connectée — deux jours, une fiche technique, une note sur cinq. Les sites d'affiliation produisent des classements de dix tablettes recommandées sur des critères qui ne correspondent à aucune pratique professionnelle réelle. La couverture sérieuse, là où elle existe, est en anglais, sur YouTube, et fragmentée. Il manquait, à mon sens, une revue francophone qui prenne la question au sérieux, qui prenne le temps des tests longs, et qui assume une voix d'auteur — c'est-à-dire qui dise je quand l'expérience le justifie, et qui prenne le risque de dire qu'un produit est mauvais ou trop cher quand c'est ce qu'on observe.

Cette revue n'a pas vocation à devenir un grand site. Elle n'a pas, et n'aura jamais, plus de cinquante pages éditoriales. Elle se révise une fois par an, en janvier. Elle publie quatre numéros par an — quatre, c'est-à-dire quatre moments dans l'année où la liste des articles à la une change, pas quatre rafales de contenu nouveau. Elle vit lentement, comme la pratique qu'elle traite. Elle est lue, j'espère, comme on lit une revue : un article par-ci, un essai par-là, sans qu'on ait à tout suivre.

Comment je travaille

Tous les produits testés dans la section Tests sont achetés par moi ou prêtés sans condition de couverture. Quand un produit est prêté, c'est mentionné en pied d'article, et le prêt n'excède jamais quinze jours. Tout test approfondi exige un minimum de trois semaines d'usage quotidien — c'est-à-dire qu'aucun produit prêté ne fait l'objet d'un test complet. Les essais courts, sur prêt, sont réservés à des produits annexes (films de protection, accessoires, supports) où trois semaines d'usage seraient une comédie.

Je ne reçois aucun argent en contrepartie d'un avis. Les liens affiliés — quand ils existent, et seulement vers des revendeurs neutres — sont annotés en rel="sponsored nofollow" et signalés en pied d'article. La part de mes revenus qui en vient est aujourd'hui inférieure à 8 %, et c'est une proportion que je tiens à ne pas voir augmenter, parce qu'au-delà d'un certain seuil l'incitation économique commence à peser sur les décisions éditoriales, même contre la volonté de l'auteur.

La revue se réserve la possibilité d'afficher, à terme, des publicités contextuelles servies par une régie technique (Google AdSense ou équivalent). Le cas échéant, ces bannières seraient choisies par l'algorithme du régisseur, jamais par moi, et serviraient à couvrir l'achat des matériels testés. Aucun annonceur ne peut, dans ce cadre, acheter une mention, modifier un verdict, ou prendre contact avec l'auteur. Pour le détail, voir le manifeste et la politique de confidentialité.

Toutes les photos de produit, sans exception, sont prises par moi sur mon bureau, sous lumière naturelle ou avec une seule lampe articulée. Je ne reproduis pas de visuels constructeur. C'est plus long, c'est moins clinquant, mais c'est l'un des derniers éléments de l'identité éditoriale qui ne se compresse pas dans une réponse d'IA générative.

Ce que vous trouvez ici

La revue est organisée en six sections. Les tests sont des essais longs sur des produits que j'ai utilisés trois semaines au minimum. Les guides d'achat sont des recommandations raisonnées par usage — débutant, BD professionnelle, illustration nomade, etc. — révisées tous les ans. Les guides logiciels traitent du couple stylet-logiciel pour cinq programmes de référence. La section Atelier rassemble cinq pages pratiques sur l'ergonomie, la calibration, le choix du stylet. Les ateliers d'artistes sont des entretiens avec des dessinateurs francophones — illustrateur jeunesse, autrice de BD, animatrice, concept artist —, dans leur studio, sur leur matériel et leur méthode. La section Histoire et culture propose quatre essais sur la tablette dans l'histoire longue de l'écriture et du dessin.

Pour me contacter

Le plus simple est l'e-mail. Je lis toutes les lettres, je réponds à environ deux tiers, et je tiens compte des observations qui m'arrivent — plusieurs paragraphes de la Quarante ans de Wacom ont été corrigés grâce à un lecteur qui avait travaillé chez Wacom Europe entre 2003 et 2011. Je ne suis sur aucun réseau social et je n'ai pas l'intention de l'être ; les conversations ont lieu par lettre. C'est plus lent, c'est plus calme, et c'est ce que cette revue prétend défendre.